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L. Avellaneda – Le rêve du tango personnel

Lina Avellaneda ressent la chanson depuis le ventre de sa mère. Son energie lui vient d’une famille de musiciens, d’artistes de cirque et de chanteurs (le bandonéoniste Julio Pane est son neveu).
Elle a travaillé dans l’enseignement et sa carrière artistique en tant que chanteuse est le produit d’une vie pleine de va-et-vient, chargée de multiples exigences.
« J’ai eu, il y a quelques années, un sérieux revers dans ma vie et ceci m’a aidé à découvrir des choses que je n’avais pas le courage de faire, probablement par le fait d’appartenir à une famille de génies de la musique. A partir de ce moment-là, j’ai pu sourire, être mieux avec moi-même, apprendre et grandir. », nous raconte Lina derrière son grand et merveilleux sourire.
Ainsi, après plusieurs étapes, elle s’approche du genre musical urbain et découvre des parcelles de ‘porteñité’ (d’identité avec sa ville: Buenos Aires), qu’elle portait en elle mais avait du mal à réveler.

« J’essaie d’être à l’écoute de mon passé, de mon présent et d’écouter ceux qui ont beaucoup de connaissances musicales. Parce que j’ai pu écouter et accepter, j’ai fait deux disques différents l’un de l’autre. L’un est un CD d’ouverture au tango avec des éléments de fusion (« Ciudadanas »), l’autre (« Tangolina ») dédié à mes parents et uniquement construit avec des tangos. »

Actuellement, la chanteuse présente son troisième travail purement tango: « Silueta Porteña », où sa personnalité ‘porteña’ se définit plus nettement. « Ceci est un disque où participent les personnes avec lesquelles je travaille en ce moment : Nicolas Ledesma, au piano, Horacio Romo au bandonéon et Enrique Guerra à la contrebasse. Cet enregistrement a été réalisé en studio où il fut conçu comme un travail ‘live’. Ce disque, je l’ai choisi comme résultat d’une écoute intime, c’est à dire en travaillant les thèmes qui me définissent, avec des chansons que mon coeur me réclame et que je peux chanter n’importe où et en toute circonstance. J’ai cherché et trouvé des tangos tel ‘Yo te bendigo’ qui est très beau. Par la suite, j’ai écrit ce que je ressens en le chantant, et Nicolas Ledesma a composé la musique. Il y a aussi un candombe avec des arrangements de Daniel Binelli. »

Au délà des conventions, Lina Avellaneda est une véritable ouvrière de l’art et ses différentes facettes sont bien visibles dans ce travail sérieux et talentueux, où ne cesse d’être présent son sourire du bout des lèvres.
« J’ai toujours donné des explications sur mes réalisations antérieures, comme si je demandais la permission. Dans ce CD, je sens que je n’ai plus besoin de donner d’explications »

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