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4 septembre 1921 / 18 février 2010
La carrière d'Ariel Ramirez fut particulièrement riche. Il a été compositeur, interprète; il a beaucoup étudié les musiques populaires argentines, leurs structures rythmiques et l'esprit de leur langage mélodique.
Ainsi, il a contribué pas seulement à la diffusion des musiques traditionnelles mais aussi à un approfondissement dans leur approche ce qui a, bien sûr, été bénéfique pour l'ensemble des interprètes et compositeurs de folklore.
Il a dirigé pendant cinq mandant la SADAIC (Société des auteurs et compositeurs d'Argentine) œuvrant ainsi pour le développement de la musique et la sauvegarde du patrimoine comme pour le respect des artistes.
Jeune, il séjourne dans la ville de Cordoba où il rencontrera Atahualpa Yupanqui qui le pousse à découvrir le nord-est argentin et ses musiques. Ainsi, ce natif de la province de Santa Fé, va voyager dans les provinces de Tucuman, Salta et Jujuy.
Sa carrière d'interprète commence en 1943 comme pianiste, avec un répertoire construit avec des musiques folkloriques sud-américaines.
C'est en 1946 qu'il enregistre ses premières œuvres La Tristecita une zamba, Purmamarca un bailecito et Malambo.
Dès 1950, il fera connaître la musique folklorique argentine dans de nombreux pays, en Europe en particulier, où il a habité à Rome. En 1954, retour d'Europe, il s'installe à Lima, Pérou; c'est alors qu'il va assimiler la musique locale.
De retour en Argentine, en 1955, il crée la Compañia de Folklore Ariel Ramirez.
Un de plus remarquables musicologue argentin, Carlos Vega, nous dit: Sur les pures bases de formes rurales, sans altérer les structures traditionnelles, Ariel Ramirez a crée un programme où la dextérité des danseurs, la qualité de la musique et l'excellence de costumes, se sont retrouvés pour donner au spectacle une note profonde d'art épuré par la mesure et le bon goût
Ramirez a travaillé avec beaucoup de sérieux et avec un esprit très analytique, soignant le choix des matériaux; toujours avec la vocation de faire découvrir la richesse musicale des régions.
En 1964 il produit son œuvre majeure: La Misa Criolla qu'il promènera, dans une tournée inoubliable, dans plusieurs pays européens.
Bien qu'il a beaucoup fait et travaillé avec et pour les musiques folkloriques il n'a pas pour autant laissé de côté la musique populaire de Buenos Aires: le tango. Ainsi il a enregistré un nombre important de tango et de valses.
Son passage a permis que la culture populaire argentine, celle des régions, des montagnes et des plaines, du bord des grands fleuves et des paysages désertiques, se développe, s'enrichisse, toujours fidèle à l'âme de ces-mêmes cultures ayant beaucoup fait pour les anoblir et les faire mieux connaître.
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