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FRANCE - Toulouse - Carnet de bord du 11 au 20 mars 2005  

Auteur: Bazely Solange

Bien que cette XVIIème édition ait été focalisé sur le Brésil, les films argentins sont plus que présents !

Chaque jour, je vous ai fait part des films argentins vus la veille...

Voici le Palmarès des XVIIème Rencontres du cinéma-latinoaméricain de Toulouse qui a eu lieu du 11 au 20 mars 2005 pour les films argentins

Grand Prix Coup de Cœur des 17èmes Rencontres :

Mention spéciale pour :
LAS MANTENIDAS SIN SUEÑO de Vera FOGWILL et Martín DESALVO (Argentine – 2005)
« Un film fragile et émouvant qui frappe par ses fulgurances et sa liberté de ton »

Le Jury était composé de :

Júlio Bressane (Réalisateur, Brésil – Président du jury), Jorge Arriagada (Compositeur, Chili),
Joel Cano (Réalisateur, Cuba), Isabelle Huige (ARTE, France), Matías Mosteirin (Producteur,  Argentine)

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Prix Découverte de la Critique Française :

PARAPALOS de Ana POLIAK (Argentine – 2004)

Le Jury était composé de :

Julio Antonio Feo Zarandieta (Radio France Internationale), Pierre Murat (Télérama),
Et Marina Lorenzo (Ecole de Journalisme de Toulouse)

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Prix FIPRESCI de la première œuvre :

CAMA ADENTRO de Jorge GAGGERO (Argentine  - 2004)

Le Jury était composé de :

Maja Bogojevic (Zinec, Serbie-Montenegro), Anette Olsen (Dox Magazine, Mifune, Danemark),
Et Karin Wolfs (De Filmkrant, Screen International, Pays-Bas)

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Prix SIGNIS du documentaire :

CABALLOS EN LA CIUDAD de Ana GERSHENSON (Argentine – 2004)

Mention spéciale pour le  film documentaire : EL DÍA QUE BOMBARDEARON BUENOS AIRES de Marcelo GOYENECHE (Argentine – 2004)

Le Jury était composé de :

Alberto Arizkorreta Guruzeaga (Espagne), Nathalie Roncier (France) et Detlef Ziegert (Allemagne)


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Vendredi 18 :

12h à l’ABC : Documentaire el dia que bombardearon Buenos Aires de Marcelo Goyeneche – 1h
Dédié à Marina...

Le 16 juin 1955, l'aviation militaire argentine a bombardé la Casa Rosada, la place de mai et la résidence présidentielle, tuant environ 300 civils et en blessant plus d'un millier, en voulant tuer Perón... Ce fait occulté par tous les gouvernements successifs n'est évoqué par les militaires qu'en terme d'héroïsme... Remise à l'heure des pendules et retour aux sources de la violence de l'Etat.
Date fatidique, qui avec plus de 100 bombes et le mitraillement de la foule, il s'agit d'un jour sans précédent, en dehors d'une période de guerre.
Avec des images d'archives, des témoignages de journalistes mais de témoins directs également, on a du mal à croire que ce massacre d'innocents ne soit pas reconnu par aucun gouvernement, alors qu'il en est resté le fait que des églises avaient été calcinées. Aucune enquête n'a été faite à l'époque et Perón, dans un discours, incite à encore plus de violence en réplique. Hallucinant !
Parmi ceux qui ont participé, on retrouve Emilio Massera qui oeuvrera à l'ESMA pendant la dernière dictature.
Ce fait nié, occulté tout comme la répression de 1976 où aucun des responsables n'a été ni jugé ni condamné malgré les images des corps détruits, calcinés, éparpillés empêche les familles de faire un deuil, d'être reconnu en tant que victimes. Seul un livre existe (“le massacre de la place de mai de G. Chavés et ce film indispensable.

13h50 à la Cinémathèque A le court-métrage Caito suivi de Cielo azul, cielo negro de Paula de Luque – 1h35

Autant le court-métrage a été surprenant dans le bon sens, avec un début qui aurait pu présager un rien d'égoicentrisme et qui petit à petit,k nous conte en toute pudeur et douceur la réalité d'un frère handicapé comme un hommage, autant le long-métrage réalisé par une chorégraphe contemporaine m'a échappé. Malgré de belles images, le fil a fini par m'égarer plus que me conduire... A voir pour les curieux de formes nouvelles et pas forcément à chercher un sens précis.

15h50 à la Cinémathèque A La Vida con Perón de Sergio Bellotti – 1h30
Film intéressant mais qui démarre trop lentement avant qu'on comprenne le véritable enjeu. Huis clos avec des personnages souvent un peu excessif, l'anxiété et la tension montant ne sont pas toujours très bien maîtrisé. Une histoire un peu invraisemblable mais pourquoi pas, d'un homme qu'on tue et dont le fils fait partie des jeunesses péronistes et dont les "compañeros“ se serviront (et ont tué) pour le grime en Pérón, le jour même de sa mort.


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Jeudi 17 : pause pour mes yeux bien fatigués et mise à jour des notes en retard…


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Mercredi 16 :

12h45 à la cinémathèque B, le documentaire Grissinópoli, le pays des grissinis de Dario Doria - 1h20

Ce documentaire a été déclaré d’intérêt culturel par le secrétariat d’Etat de la Nation Argentine.
Grissinopolis, l'usine de Grissini est en faillite. Les travailleurs, pour sauver leur emploi, l'occupent et continuent à produire en autogestion. Le cinéaste filme avec sympathie et émotion les luttes de ces gens qui sauront trouver jour après jour des forces pour s'engager et ne pas se soumettre malgré les difficultés et grâce à l’aide des assemblées et du soutien du voisinage. Un témoignage des luttes actuelles des travailleurs argentins.
Après le processus de fabrication des grissinis, nous suivons ceux qui occupent l’usine dans des discussions longues, enlevées, pour se mettre d’accord, prendre les bonnes décisions, tacher, malgré tout d’être dans la légalité et même obtenir de changer la loi de faillites des entreprises, non plus en faveur de la propriété privée mais pour préserver le droit du travail avant tout. Les enfants aussi se mobilisent.
Au vote de la loi, ils crient : Unité de tous les travailleurs et celui à qui ça ne plait pas , on l’emmerde, on l’emmerde .
Une victoire pour continuer la lutte en toute légalité mais non sans difficultés.


14h10 à la cinémathèque B, Documentaire Ceux de Saladillo d'Alberto Yaccelini, réalisateur argentin de Paris, comme il dit - 1h30

La musique est de Pablo Nemirovsky avec Alfonso Pacin.


16h20 à l'ABC Parapalos d'Ana Poliak - 1h33 avec Adrián Suarez, Nancy Torres, Roque Chappay. Coécrit avec Santiago Loza dont on attend avec impatience le second long-métrage “4 mujeres descalzas" après le prometteur Extraño en 2003.

La réalisatrice présente son second long-métrage qu'elle considère comme un être qui doit aller à la rencontre d'autres êtres, le public, et qu'il parle de lui-même...
J'avoue que le film m'a échappé et que malheureusement je n'ai pu la rencontrer pour lui demander quelques explications...

Entre fiction et documentaire, Ana Poliak nous entraîne dans le monde d'Adrian, provincial récemment arrivé à Buenos Aires avec sa cousine Nancy et qui devient employé dans un bowling manuel comme renvoyeur de balles et le monde de ceux qui vivent de l'autre côté. Beaucoup de plans fixes mais apparemment sans sens, aucune dramatisation, on se demande vraiment où elle a voulu nous emmener. Ennuyeux donc.


20h à l'ABC Cama adentro (à domicile) de Jorge Gaggero - 1h25. Film en compétition avec les acteurs Norma Aleandro, Norma Argentina, Marcos Mundstock

Depuis 28 ans, Dora est l'aide-ménagère et souffre-douleur de Beba, une bourgeoise aisée de Buenos Aires. Mais après la débacle financière argentine, Beba est obligée de vendre des produits cosmétiques de porte à porte et ne paye plus Dora depuis 7 mois. Celle-ci malgré son impassibilité, décide de partir vivre sa vie.
Beba continue de boire, de voir ses amies mais ne s'avoue jamais au bord du chaos.
De ces deux mondes qui ne se touchent pas, les habitudes de l’une et de l’autre sont bien ancrées : l’une continuer de joue la comédie de la bourgeoise superficielle malgré la déchéance qui approche et l’autre, nettoie même quand ce n’est plus son rôle. Beba, malgré ce qu’elle se permet de dire à Dora, résignée, a besoin d’elle. Pas de marques d’affection réelle, toujours sur le qui-vive entre ses deux femmes que 28 années d’intimité relient néanmoins au delà des apparences. Finalement, Beba à bout mais gardant son aspect digne vient s’installer chez Dora sans la prévenir, en la mettant devant le fait accompli. Que deviendront-elles ?
Un beau numéro d’actrices dans cette comédie dramatique agréable.


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Mardi 15 :

A 12h à l'ABC : Excellent documentaire Oro nazi en Argentina de Rolo Pereyra - 1h23 avec des images d'archives et des reconstitutions très bien filmées, agencées et commentées. Malgré la complexité du sujet, le film nous conduit sur des voies extrêmement bien documentées grâce à dix ans d'enquête et malgré tout ce qui a été brûlé

Un documentaire sous forme de film d'espionnage qui romp avec le silence : les nazis ont été protégés par les gouvernants argentins lors de la montée du nazisme, mais aussi après leur défaite et beaucoup d'entre eux ont trouvé refuge dans ce pays. Ils n'avaient pas les mains vides, et ce refuge n'était pas gratuit. Les conseils avisés de ces gens ont été mis à profit comme on sait par les diverses dictatures.

L'arrivée des nazis et des criminels de guerre dans ce bout du monde mythique au sud de l'Argentine est pour certains le fruit de l'imagination mais pour d'autres ont été possibles grâce aux intérêts économiques toujours impunis !
Dans cette enquête approfondie avec des preuves et des témoignages, nous pénétrons dans un réseau de complot inimaginable. De cette zone d'ombre est née l'enquête, notamment celle de Jorge Camarasa.
Nous suivons donc la route de l'argent tout en tenant compte de la réalité du pays il y a 60 ans.
Un des ministres d'Hitler était argentin : Walter Darré. Les transferts de fond servaient tout d'abord à la propagande nazie en Argentine, nazis qui agissaient en toute impunité, avec des falsifications de passeports et de documents illégaux. L'espionnage nazi est de plus en plus important et les entreprises allemandes en Argentine servent de source de réinvestissement, alors directement dépendantes de la Chancellerie du IIIème Reich. Les affaires n'ont pas de nationalité et l'oligarchie argentine fricote avec les entreprises allemandes dans une relation charnelle et très active. Les Alliés répondent par un important boycott.
Le service naval d'Argentine est lié aux S.S nazis et l'Allemagne centralise le trafic d'armes.
Hellmuth (agent double) se fait alors arrêter par les anglais avec des documents plus que compromettants pour un pays soit disant "neutre" comme se dit être l'Argentine et lui demande de cesser les relations.
Un autre personnage-clé est Ludwig Freunde, véritable ambassadeur non officiel du régime nazi en Argentine, propriétaires de deux grandes banques allemandes par lesquelles rentrait l'or nazi. Millionnaire, philanthrope et financier, il se rapproche de Perón au moment où sa popularité s'accroît grâce à Evita, issue des classes sociales basses. Freunde entre dans l'intimité de Peron et son fils, Rodolfo, devient le secrétaire de Perón et accompagnera Evita dans son fameux voyage en Europe.
L'Argentine déclare la guerre seulement quelques semaines avant la chute de Berlin. Les documents compromettants disparaissent mais Ludwig est tellement compromis qu'il est accusé. Peron le sauvera néanmoins de l'extradition. A son tour, Peron est mis en prison très peu de temps et se réfugie dans la maison de Freunde. Les travailleurs exigent la libération immédiate de Perón.

Officiellement, seulement deux sous-marins se sont rendus dans le sud alors que tout prouve que de très nombreux officiers et butin sont arrivés sur les plages du Sud. Ce film apporte les preuves qui dénoncent la participation des banques suisses et du Vatican et les yeux fermés des Etats-Unis.
Basé sur le livre Odessa al Sur du journaliste Jorge Camarasa, également co-scénariste, le film s'enrichit de la participation de chercheurs de renommée internationale comme Jean Ziegler, Beatriz Gurevich et Uki Oñi.

La banque nationale suisse devient le véritable receleur du système nazi où l'or nazi est refondu avec la croix suisse. Fidneler, spécialiste de la falsification des papiers et des signatures sera finalement expulsé des SS, canaille enchanteur imprudent qui, avec la complicité de l'Eglise et du Vatican, permettra à nombre de criminels de guerre de s'exiler en Argentine, parmi eux Eichman qui a envoyé 6 millions de juifs à la mort, Helmut Gregor qui a fait d'atroces expériences sur les enfants, Eric Priebke dit Otto Pape (responsable du massacre deu fossé adriatica), Von Bluchner qui avait enterré un butin dans son jardin qui sera ensuite expédié en Argentine ou Manguelé sur ordre de Freunde sans qu'aucun argentin n'intervienne ni ne s'oppose.
Le pays est pillé jusque dans sa mémoire et ce n'est certainement pas le seul.

La musique est de Manolo Juarez. Le réalisateur est décédé il y a peu.
Pour en savoir plus, en espagnol : www.oronazienargentina.com.ar


A 14h55 à la Cinémathèque B, documentaire Oscar de Sérgio Morkin 1h01
Mention spéciale pour ce documentaire vraiment très intéressant et non manichéen.
On accompagne Oscar Brahim, un vrai militant de l’art qui conduit son taxi et refuse de subir la publicité qui l'assaille à longueur de vie. Dans ses moments sans client, il sort de son coffre le nécessaire pour transformer la rue : collage et peinture l'aident à résister, à défendre sa liberté et à créer. La situation économique empirant, il souffre dans sa vie personnelle et artistique mais ne désarme pas, au contraire.
Il est un artiste urbain, excentrique qui dénonce les abus en abusant à son tour, en détournant et jouant avec les images qui trichent et abrutissent. Il y va seul ou accompagné de son fils ou de sa femme, sa fille ayant plutôt honte et ceux qui regardent sont surpris, intrigués ou choqués. Chez lui, le petit appartement est encombré d'affiches, de collages, de matériels en tout genre. La ville est polluée d'affiches agressives qu'il détourne puis photographie. La reconnaissance d'Oscar vient quand on lui demande d'intervenir dans au cours d'architecture à l'Université mais mieux encore quand un publicitaire (Ramiro Agulla) essaie de l'acheter pour travailler pour eux. Malgré la tentation de l'argent qui manque, Oscar ne trahit pas qui il est.
Son fils a un accident et il continue à lutter pour la liberté malgré tout.
Il est donc pris au sérieux par ceux contre qui il se bat, en même temps qu’il n’en vit pas. Il est invité par un philosophe pour qui la ville est un territoire visuel. Il quitte son travail par amour de son art, tombe malade doit quitter sa maison, sa femme pas toujours d'accord avec lui le soutient malgré tout. Il ne veut pas s'habituer, se sentir anesthésié comme la classe moyenne offensée. Le loyer doit être payé : il fabrique de faux billets qu'il colle sur la porte, comme un clin d’oeil. Ils quittent l'appartement mais ne s’apitoient jamais sur leur sort. Nous ne saurons pas ce qu'il advient d'Oscar Brahim mais je puis vous assurer que je chercherais à Buenos Aires si Oscar a encore frappé. J'espère !
On peut voir Lita Stantic ou Diana Saiegh dans les remerciements au générique.


A 16h50 à la Cinémathèque : B (corta) de David Bisbano 1h14

Décidément c'est une bonne journée avec de belles surprises artistiques. Le réalisateur est présent, finissant actuellement son second long-métrage. Celui-ci est son premier, très prometteur.

Quand les souvenirs de l’enfance se perdent au profit du fantastique entre deux amis, Facundo et Matias devenus adolescents. Facundo est fou de nuages ( et de cerf-volant dans l’enfance) qui passent en accéléré, il se drogue. Ils se lancent des défis, descendre une rue en pente en fermant les yeux malgré la circulation. Le skate, planche à roulettes est très présent avec la musique de rock à fond. Matias sait la gravité des choses mais le cherche, bien qu'il soit poursuivi par des trafiquants ( dont l’un a un énorme tatouage noir de la joue au bras) à qui Facundo doit de l'argent. Ambiance, plans inquiétants. Ils s'envoleront ensemble par le toit que Facundo n’a jamais quitté tout le long de la quête de Matias. Ce film très noir (et très beau noir et blanc et ombres et lumières) a la profondeur des contes sur l'amitié et l’inquiétant du fantastique latino-américain avec une façon de filmer volontairement décalée, angoissante, jouant énormément des ombres (cargouilles) et de la lumière, entre rêve et cauchemar avec la figure de la petite fille muse. Cinéaste à suivre…


A 20h à l'ABC :

Court-Métrage l'évangile du cochon créole de Michelange Quay - Haïti - 13' avec une musique de Julien Loureau.

Conversaciones con Mamá de Santiago Carlos Oves - 1h30 avec China Zorrila, Eduardo Blanco et Ulises Dumont.

Un moment drôle et détendu pour cette fiction qui a reçu de très nombreux prix (Montréal, Los Angeles, Moscou…) et qui tient sur un scénario et l’interprétation des 3 principaux protagonistes. Vraiment agréable, si ce n'est une fin un peu tirée par les cheveux. Des dialogues et des acteurs délicieux.

Jaime dialogue avec sa mère de quatre-vingt deux ans. Avec son humour, ses pertes de mémoire et son expérience de la vie, c'est elle qui finit par imposer ses vues : elle refuse de quitter l’appartement que le fils doit vendre car il a besoin d’argent. Elle le surprend, lui apprend qu’elle a rencontré un homme, Gregorio, 69 ans, anarchi-retraité à qui elle fait à manger. Le fils, tiraillé entre sa situation économique défaillante, ses enfants qui se révèlent autrement que comme il imaginait (sa fille veut devenir actrice, son fils danseur de tango) et les accrocs incessants entre sa mère et sa femme et sa belle-mère, parvient à être ému par cette mère si attachante.
Comédie fine et savoureuse, hymne à la tendresse, admirablement servis par des dialogues très drôles et une grande actrice, China Zorrilla. Un bon moment de comédie.

Pour la musique, on peut apprécier la présence du pianiste Cristian Zarate et de Pablo Agri au violon.

Quand je sors, il est déjà 22h05 et je n'ai pas le temps d'aller voir La vieja de Julio Midú et Fabio Junco qui a commencé déjà depuis 20 minutes.


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Lundi 14

Moins de quinze personnes dans la salle. Ou je choisis les films les moins suivis ou il y a effectivement une plus faible fréquentation que l'an passé.

Court-Métrage El heredero (l'héritier) - 27 min - 2002 de Julio Midú et Fabio Junco avec les habitants de Saladillo. Dédié à Lalo.

Un jeune homme qui vient de perdre son père refuse d'être serein. La scène mère/fils rend lisible les tensions, avec un flash-back pas excessivement bienvenu. Le père reliait des livres, en avait la passion et l'emploi de gardien de la bibliothèque municipale. Le fils finit par apprivoiser ce nouvel emploi, même par lire, préserver comme le faisait son père les trésors du savoir. Se mêlent le flash-back et le drame de la façon dont est mort son père, victime de jeunes en cavale et nerveux.
Dans la forme, on retrouve les mêmes acteurs, le plaisir d'une dramaturgie souvent outrancière et parfois savoureuse dans cette entreprise qu'il faut remettre dans son contexte pour en apprécier les contours aussi. Deux jeunes de Saladillo à 80 kms de Buenos Aires et sans aucun moyen filment des feuilletons, parfois romantiques, parfois policiers, ici mêlant les deux.


Gema de Julio Midú et Fabio Junco avec les habitants de Saladillo

Une femme revient dans son village natal pour revoir ses parents qui ont quitté la campagne où ils vivaient pour une maison précaire en ville. La femme essaiera de les convaincre de vendre leur bien à la campagne malgré leurs fortes réticences "el campo no se vende". Mais le père, chauffeur de taxi (remises) meurt accidentellement. Elle découvre alors grâce à sa mère qui ne délivre la vérité qu'au compte-gouttes et avec plusieurs rebondissements : son père n'était pas son père et a tué son véritable père, porté disparu lors des inondations de 1960. Le film alterne avec un flash-back avec des visions du vrai père et l'enquête de la fille de 40 ans, auprès de la soeur jumelle de Romulo Galvés, son père qui l'appelait Gema. Le flash-back, les photos cachées dans le four puis brûlées, le surjeu en font un peu trop pour ces films de Saladillo qui, malgré leurs défauts ont le mérite d'exister "a pulmon" grâce à deux jeunes réalisateurs et scénariste, également acteurs qui animent cette ville grâce à leurs feuilletons faits sans aucun moyen. Bravo pour l'initiative donc et ce, malgré les maladresses.


16h15 à l’ABC : Court-Métrage uruguayen Bregman (le suivant) de 13' de Federico Vieroj

Sur son divan de psy, le père de Bregman s'est endormi. C'est le jour de la bar-mitvah de son fils Rafael de 13 ans.
Sur fond de musique klezmer, clin d'oeil du comédien Daniel Hendler qui se trouve parmi les convives. Après la cérémonie religieuse avec le Rabbin et la fête l'attend une autre initiation, avec une Dame payée par la famille pour le déniaiser...

www.bregmanelsiguiente.com


suivi de Una de dos (une chance sur deux) de Alejo Hernan Taube avec Jorge Sesán, Jimena Anganuzzi, Renata Aielo

Décembre 2001, l’effondrement de toute une nation, vue et vécue par les habitants d’une petite ville oubliée située à 80 kms de Buenos Aires et où le train ne passe déjà plus depuis 10 ans. Un récit d’une classe moyenne sinistrée, de jeunes adultes sans espoir et sans confiance, obligée de se débrouiller, de tremper dans des boulots louches. La vision à plusieurs reprises d'un cycliste qui continue son entraînement malgré tout est-elle une vision d'espoir ? Les crédits ne sont plus possibles à l'épicerie, la pharmacienne se drogue avec ses médicaments, les gens du village font la fête sous forme d'un piquetero pour protester sans gêner personne toutefois. Une forme de nonchalance se dégage de cette souffrance passive ou sans voie d'action sans doute. Quelques-uns protestent, réclament une solidarité, d'autres se replient, égoïstes et individualistes.
L'un d'entre eux a trempé dans un trafic, a un peu plus d'argent, est envié des femmes, jalousé par les hommes et personne ne peut croire, excepté celle qui se refuse à être sa petite amie, qu'il est réellement coupable. Il se sauvera de l'embuscade en courant, courant mais pour combien de temps encore et où ira-t-il...


18h : Documentaire : Caballos en la ciudad d’Ana Gershenson – 2004 – 1h20

Les ramasseurs de cartons, de verre ont des carrioles tirées par des chevaux et circulent dans la ville, normalement sur un trajet fixe, à la recherche de la matière première qui leur permet de survivre. Ils sont plutôt joyeux, bosseurs, mais les relations avec l’autorité sont assez musclées. D'autant plus qu'ils ne comprennent pas que les calèches et la police montée sont acceptés et pas eux qui nettoient une partie de la ville. Ils ne veulent pas voir la misère en Argentine dit l'un d'entre eux.
Nombreux sont les enfants qui y participent, parfois même sans adulte. Et pourtant, dans la rue, tout est possible !
Leur unique source de travail est celle-ci, aussi sont-ils attachés à leur monture. Les juments semblent plus endurantes que les mâles, c'est comme pour nous, dit un homme, ma femme est plus résistante que moi .
Des tableaux permettent de passer d'un personnage ou d'un groupe à l'autre.
Ils travaillent avec le sourire pour un travail difficile sont ils semblent fiers et déterminés, avec le risque à chaque instant d'être embarqué par la police, qui n'hésitent pas à les tabasser parfois. Ils s'attendent le soir pour passer ensemble le Puente Alsina.
La musique est de Mariano Zukerfeld. Le film est intéressant, autant le sujet que les personnages choisis, peut-être un peu long.

Juste à la fin de la projection, nous apprenons que la réalisatrice est morte, peu avant que son film soit sélectionné à Toulouse. Un débat a lieu dans une autre salle avec un autre réalisateur qui a filmé les cartoneros .


20h à l’Utopia : Bombon (el perro) de Carlos Sorin – 2004 – 1h37 avec Juan Villegas, Walter Donado, Micol Estévez

Juan Villegas, ex aide-mécanicien vit en Patagonie et tente de s’en sortir en fabricant des manches de couteaux. Pour le remercier d’un service, une dame lui offre un dogue argentin blanc de grande race et qui, semble-t-il, marque un nouveau départ dans sa vie. En effet, il va susciter diverses attentions grâce au chien et commencer une nouvelle vie en l’exposant dans des concours. Le parcours est semé d'embuches, de rencontres pour cette homme simple, originaire de la province de Tucuman et fondamentalement bon. Le chien obtient son premier prix et est très vite prisé, notamment pour donner descendance à des femelles, mais Bombón s’avère sans libido… Après quelques péripéties, l'éloignement mal vécu de son maître, celui-ci le retrouve en bonne compagnie.
Le réalisateur d’Historias Minimas, toujours sobre et minimaliste capte avec humour et respect les petites choses de la vie qui en font la beauté avec ses personnages attachants.
Nous pouvons signaler le guitariste Juan Falú sur une musique de Nicolas Sorin.


Dernier film de la journée : El amor (primera parte) 2004 – 1h44 – de Alejandro Fadel, Martín Mauregui, Santiago Mitre et Juan Schnitman avec Leonora Balcarce et Luciano Cáceres.
4 réalisateurs pour ce film agréable, assez drôle bien qu'un peu long au début.

Pourquoi et comment Pedro et Sofia tombent-ils amoureux sur le bateau qui les ramène de Montevideo ? Quand commencent-ils à être un couple ? Pourquoi vont-ils vivre ensemble ? Quand commencent leurs problèmes ? Quand leur relation devrait-elle se terminer ?
Un essai sur l’amour, imaginé et tourné par quatre réalisateurs d’une vingtaine d’année.
Nous avons droit, entre la fiction, a des dessins anatomiques nous décrivant "scientifiquement" les mécanismes de l'attraction sexuelles, du coup de foudre, de la sexualité.
Après les premiers pas, la cohabotation, le sexe, la crise, les discussions, l'agacement, l'ennui jour après jour et la désilussion, c'est la fin de ce couple que nous aurons suivi sur deux ans dans sa particularité autant que dans le phénomène d'identification qui ne manquera pas de vous faire sourire.



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Dimanche 13

Le film Proxima Salida – Prochaine sortie de Nicolás Tuozzo – 2004 – 1h53
Le producteur Marcos Negri est présent jusqu’à mercredi à Toulouse.
Ce film, déjà sorti en Argentine, traite de ce qui est arrivé aux cheminots nouvellement au chômage après la fermeture de kilomètres de voies ferrées, sous forme de fiction, à travers la vision du réalisateur.
Dans les années 80, il y avait 80.000 cheminots, actuellement 20.000. Que sont devenus ces 60.000 cheminots après une vie dédiée aux trains ?

Cinq cheminots d’âge et de caractère différents, tous formés dans cette société où un homme n’a de valeur que par le travail qu’il produit, qui se retrouvent au chômage, désoeuvrés, en perte d’identité et tentent de reconstruire leur vie sous le regard de leurs enfants adolescents eux-mêmes prêts à tenter une « dernière sortie », une dernière « bravade » à l’histoire !

Le film commence avec un ralenti sous la pluie de trois enfants qui courent vers la caméra, image qui reviendra plusieurs fois, avec en voix-off la voix de l’un d’eux, qui vient de vive le suicide de son père, Angel, qui n’a pas supporté ni trouvé d’autre solution à cette situation de chômage et se demande jusqu’où peut-on changer les choses, véritable sujet du film. La fraternité de cette vie du train se ressent plus qu'un simple gagne-pain mais comme un second foyer où se partagent une même passion. Nous suivons le parcours de quelques-uns d’entre eux : l’un assiste à une réunion de Body Hierbal, faire la queue avec des dizaines d’autres pour un petit job, l’autre doit verser 400 € pour devenir chauffeur de remises, un autre encore devient homme-sandwich et refuse de répondre à son amie pute depuis 30 ans, prête à le revoir sans être payé, un autre se fait embarquer dans la manipulation d’armes, avec la peur au ventre mais également l’envie d’offrir à son fils les soins dont il a besoin, n’ayant même plus de couverture sociale.

Il s’agit ici de sacrifice, de quête et de perte de dignité dans des petits boulots où d’autres profitent du désoeuvrement des chômeurs pour les embarquer dans des situations limites ou illégales la plupart du temps. Les personnages à vouloir s’en sortir se confrontent à un enchaînement de problèmes. Tout se désagrège dans des situations inextricables.

Une belle scène où le fils d’Angel revoit le seul cheminot qui n’ait pas signé sa démission, joué par Ulises Dumont : « cette ville est née avec le train. C’est le train qui nous a amenés. Les gens croyaient alors au travail, au pays. Le train est parti et le pays aussi. »
L’enfant lui demande pourquoi son père a abandonné et n’a pas lutté. Etait-il un lâche ?

Peu à peu, aux péripéties des uns et des autres, arrive la situation finale qui se veut pleine d’espoir et non de résignation, émouvante – un peu invraisemblable aussi – mais qui sert le propos : un casse organisé par d’anciens cheminots dans un supermarché, avec comme vigile le jeune père armé, un autre qui ayant appris la mort du vieux et le braquage, décide d’aller témoigner à la télévision de la situation, alors que les deux dans le supermarché le regardent via des postes allumés. Pas mal d’invraisemblances mais… si l’un est tué, les enfants parviennent à faire démarrer la locomotive après avoir mis une banderole : “c’est notre train“ qui passe devant le supermarché et la télévision, avec l’envie forte de retrouver leur identité. Cette fois-ci : « on n’a pas regardé notre train, on l’a mis en marche « .
Signalons que la musique de Sebastian Escofet.


Le documentaire Los guardianes del angel d’Adrian Lorenzo et Juan Pablo Martinez – 2004 – 1h23

Un hommage à Anibal Troilo, grand bandonéoniste et compositeur de tango : témoignages, séquences musicales, avec la danse de Juan Carlos Copes et de Julio Bocca (dans une utilisation douteuse malheureusement) et présence du football et de la Sadaic (Sacem argentine).

Avec les témoignages de Raúl Garello, Osvaldo Piró, Horacio Ferrer, Tito Reyes (qui déclame des vers parfois touchants, parfois excessifs), Rubén Juarez, Matias del Pozo, Rodolfo Mederos, José Colangelo (ex pianiste de Troilo), Ben Molar (l'auteur du 14 con el tango, entre autres), Oscar del Priore (biographe de Troilo), Walter Ríos, José Gobello, Acho Manzi (le fils d'Homero Manzi, ami de Troilo et poète) évoquent leur ami avec les commentaires et la voix exceptionnelle de Jorge Waisburd.

Si le sujet m’intéresse tout particulièrement, les images d’archives bien que peu nombreuses sont très parlantes et montrent qui était Anibal Troilo, les témoignages de personnalités du tango sont d’intérêt divers : il jouait les yeux fermés, légèrement penché, il savait faire sonner le silence, il était le champion mondial du bon goût".
Des informations un peu superficielles où à part quelques anecdotes savoureuses, les détails de la vie de Troilo sont peu évoqués au détriment des conventions du personnage génial et aimé sans évoquer ses contradictions ou les rouages de sa vie de musicien. Il a été un grand arrangeur, a commencé dans le Sexteto de Valdaro et Pugliese et a longtemps joué au Viejo Almacen qui existe encore.
Si sa passion pour le football (fan de River Plate) est abordée, sa passion du whisky est à peine effleurée, comme s’il fallait protéger la légende de l’homme qui n'est plus.

De beaux témoignages malgré tout, gachés par des scènes de danse pas toujours de bon goût (même dans le stage de foot !) et un fil conducteur pas toujours bienvenu. Dommage pour la belle musique et à ce parcours exceptionnel effleuré.

Horacio Ferrer salue le beau fatalisme de cet homme qui en 7 ans a transformé un orchestre typique en véritable orchestre symphonique et selon lui, l'inventeur de la modernité du tango, avant Piazzolla. Ce dernier est à peine évoqué alors qu'il a tellement compté dans la vie de celui qu'on appelle toujours avec affection "Pichuco“.
Sans aucun doute la prestation de Ruben Juarez est une des plus touchantes, lui qui faisant à 6 ans, des bandonéons de papier.
Les 4 bandonéons de Troilo se sont retrouvées dans les mains de Raul Garello, Osvaldo Piro, Astor Piazzolla et un pour le musée du tango. Les deux premiers expriment avec émotion le fait de détenir et de jouer l'instrument du maître et comment cela peut les aider, les émouvoir, comme s'ils leur attribuaient des vertus particulières : il est resté dans ma peau, dans sa façon de dire les phrases.... Il manque d'aussi belles images que la musique de Troilo.


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Samedi 12 Mars

12h25 salle 1 de la cinémathèque :
Le court-métrage Eclipse de Martin Subira commence la séance (15’), dédié aux 37 morts des émeutes des 19 et 20 décembre 2001 en Argentine. Financé en partie par le gouvernement de Cordoba, nous passons de l’intérieur d’un grand-père inquiet qui observe furieux les manifestations bruyantes à l’extérieur avec la reconstitution des cacerolazos à Buenos Aires. Son petit-fils subit la répression policière meurtrière. L’émeute, les corps, les gens face à la police et la dégénération de la situation sont très bien filmés, rendus. Contraste entre les plans agités de la répression et les plans fixes du grand-père, agité et démuni face aux images que lui renvoit son poste de télévision.
L’hélicoptère présidentiel de De la Rua s’envole au-dessus de la Casa Rosada, alors que le vieux se met devant les palettes de son ventilateur et que son petit fils, victime de la répression, meurt.
Le générique de fin montre différentes images de la ville, avec les très nombreuses inscriptions sur les murs : Que se vayan todos, chorros…


Le long-métrage qui suit, La mujer rota de 2004 d’une durée d’1h13, premier film de Sebastian Faena avec Dolorès Fonzi, Pablo Rago et Juan de Benedicti n’a rien de typiquement argentin (trop de silence, pas assez de vie), si ce n’est ses acteurs.
Séparé par chapitre, le film se poursuit même après le mot Fin. Autant dire, ça n’en finit pas.
1. l’actrice d’un théâtre vide - 2. La vie immobile - 3. Le présent - 4. L’élu - 5. La chambre d’amis - 6. Le monde extérieur - 7. La sensation du non

J’ai sans aucun doute du passer à côté de l’objectif du réalisateur de mettre en scène cette femme soumise et dépendante à un amour sans retour et qui s’obstine. Il la propose en victime alors qu’elle ne semble qu’une petite bourgeoise égocentrique. Même les fans de Dolorès Fonzi, magnifique comédienne n’y trouveront pas leur compte. De très gros plans sur elle ne suffisent pas à alléger les dialogues pompeux, les clichés (le vent, l’eau, la panne de voiture, nombre d’invraisemblances) et le manque d’intérêt pour ce personnage creux. Le réalisateur veut-il que nous la prenions en victime alors qu’elle est incapable de prendre en main sa vie, qu’elle se délecte dans la persistance de son obsession qui la fait souffrir. Quelques scènes se veulent érotiques : Valentin, l’ami sacrifié, amoureux transi et Camilla dans l’eau puis nus luisant d’eau au coin du feu, le viol sous la douche… Torride les clichés ! Sa fixation est vaine comme sans doute ma volonté de rester jusqu’au bout d’un film à éviter.
Rien ne nous est épargné de son égo minable. Un flash-back sans aucun intérêt qui l’humilie un peu plus mais n’ajoute rien.
Une bonne facture technique cependant mais qui ne rattrape pas un scénario et une psychologie pas maîtrisés.
Le film finit sur les larmes de Dolorès Fonzi qui apprend la mort de son père, chanteur d’opéra devenu aveugle, qu’elle n’aura pas pu voir une dernière fois puisqu’elle était occupée à se faire violer… Passons, d’autres films attendent.

Et justement, non prévenu du court-métrage avant ce film, j’ai raté le joli EL CIELITO de Maria Victoria Menis qui heureusement sera prochainement distribué en France.

Je retourne à la Cinémathèque pour 16h20 pour voir le film Lo bueno de los otros (ce que les autres ont de bon) de 2004 d’une durée de 1h26 de Fabio Junco (qui sera là d’ici deux jours) et Julio Midú avec les gens de la ville de Saladillo. Cette expérience si particulière de deux jeunes qui décident de faire des films de fiction avec pour acteurs les habitants de la ville. C’est leur 14ème film tout de même donc même s’il y a des maladresses, le résultat est plutôt intéressant. Ce cinéma particulier est fait avec les moyens du bord, mais digne d’intérêt tant dans le contenu que dans cette façon de travailler.
Les voisins du cinéaste jouent pour lui depuis des années. Ils ont fait ce film, drame familial de l’alcoolisme, et adolescence du plus jeune fils, qui a la force de lutter contre la maladie du père et conserver sa vitalité malgré tout.
A eux tous, ils ont une fraîcheur qui fait du bien, ils jouent bien, dans cette histoire de la tristesse ordinaire, simple, émouvante et sans pathos excessif, avec des petites touches très justes et des personnages attachants. Les maladresses sont sauvées par beaucoup de bons côtés. Vivement de voir une autre production et de les rencontrer prochainement pour en savoir plus sur cette expérience dont un documentaire a été fait et que je verrais plus tard.

Le clou de la soirée est sans doute la projection du film de Humberto Mauro O descobrimento do Brasil et le concert des suites de Villa Lobos écrite en 1937 par l'Orchestre National du Capitole de Toulouse à la Halle aux grains mais, bien qu'invité je n'ai pu y assister.
J'ai fini ma soirée à danser le tango rue Bayard, histoire de recharger les batteries autrement, de vivre les minis-drames et les plaisirs de la danse au son d'une musique toujours aussi puissante.


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Vendredi 11 mars, c'est l'ouverture du festival extrêmement festive et musicale avec la musique brésilienne à l'honneur avec un défilé très suivi. D'ailleurs beaucoup ne verront cette nuit aucun film mais se consacre à la fête, dans la cour de la Cinémathèque mais également au cocktail au Crous.

Le Film d’ouverture est un film argentin : El Cielito qui est le troisième film de la réalisatrice Maria Victoria Menis et qui a bénéficié du soutien du Cinéma en Construction et que je verrais samedi 12 mars.
La grande salle de la Cinémathèque n'est pas pleine, les premiers rangs sont vides, surprenant pour cette soirée officielle avec de nombreux invités et qui commence à 20h45.

Pour ma part, j'ai décidé d'aller voir un peu plus tôt à 20h, le film argentin Dirigido por... (Réalisé par...) de Rodolfo Duran, un documentaire de 2004 d'une durée de 1h38, dans la version originale non sous-titrée qui traite justement des réalisateurs argentins et qui n'a attiré ce soir là que 3 personnes (dont moi) !

Débutant sur une musique du compositeur Ginastera, sous forme de chapitres, les réalisateurs racontent et défilent
1 Comment sont-il arrivés à faire du cinéma
2. Le Nouveau cinéma argentin - les années 60
3. La censure et comment l'éviter
4. Tactiques et stratégies
5. Acteurs et réalisateurs : une relation
6.
7. Nouveau cinéma argentin : la revanche

Ce documentaire témoigne sur le cinéma et sur sa particularité argentine et est assez intéressant même si assez classique dans la forme de chapitres, mêlant interviews de réalisateurs et extraits de certains films et documents d'archives. Une mine sur le sujet tout de même. Regrettons juste l'absence de Fernando Solanas.
Un sous-chapitre sur Santa Fé nous prouve que ces réalisateurs souhaitent par dessus tout filmer à domicile parce sans doute, c'est ce qu'ils connaissent le mieux. Pour le reste, le documentaire rend compte au-delà des la diversité des opinions et des styles, des difficultés et de la complexité du processus de production.
L'époque de la dictature est aussi évoqué et est sans doute le chapître le plus intéressant sur la censure et comment la détourner.

Voici la liste des réalisateurs interviewés : Jorge Polaco, José Martine Suarez, Horacio Almada, Lucretia Martel, Adolfo Aristarain, Eduardo Calcagno, David José Kohon, Mario Levin, Edmundo Valladores, Daniel Burman, Anibaldi Salvo, Juan Carlos Arch, Hector Molina, Luis Puenzo, Manuel Antín, Mario Sabato, Raul Perrone, Sergio Bizzio, Carlos Sorin, Paula Hernandez, Israel Adrian Caetano, Ana Katz, Teresa Costantini, Diego Sóffici, Patricia Martin Garcia.


   

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