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Dora Maar, prisonnière du regard d'Alicia Dujovne Ortiz
Traduit de l'espagnol (Argentine) par Alex et Nelly Lhermillier
Une conversation autour d’un verre de vin, et du mystère de la photographe surréaliste élevée à Buenos Aires qui fut l’amie de Pablo Picasso.
Née à Buenos Aires, journaliste et écrivain, Alicia Dujovne-Ortiz a publié, chez Grasset Eva Perón (1995) et Femme couleur tango (1998).
Dora Maar, Henriette Theodora Markovitch de son vrai nom, est née à Paris en 1907 d'un père croate, architecte, et d'une mère catholique fervente. Après une enfance austère passée à Buenos Aires, elle retourne à vingt ans dans sa ville natale et s'y impose comme photographe surréaliste.
Muse de Man Ray, compagne du cinéaste Louis Chavance puis de Georges Bataille, elle ne tarde pas à faire sien un cercle esthétique qui révolutionne le monde de l'art durant l'entre-deux-guerres.
Intellectuelle torturée, artiste à la conscience politique extrême, elle deviendra " la femme qui pleure ", l'amante de Picasso, livrée aux exigences du génie que leur rupture rendra folle, cloîtrée dans un mysticisme solitaire jusqu'à sa mort en 1997… Ses portraits peints par Picasso seront alors vendus aux enchères, et son héritage âprement disputé.
De Cocteau à Lacan, c'est toute une époque que dépeint Alicia Dujovne-Ortiz. Elle fait défiler une myriade d'artistes d'avant-garde et de grands esprits, et dresse le portrait d'une femme-image toujours mystérieuse.
La revue de presse de Radio France
Voici ce "Dora Maar, prisonnière du regard", qu'on lit avec passion. Alicia Dujovne Ortiz a un grand talent pour la biographie de groupe. Ainsi retrouve-t-on dans son livre tout le milieu littéraire et artistique de l'entre-deux-guerres. (Josyane Savigneau, Le Monde, 21/11/2003)
"Sans doute fallait-il être argentine et romancière - autrement dit, de culture multiple et de plume subtile - pour raconter ainsi, de l'intérieur, la vie de cette femme mystérieuse que fut Théodora Markovitch, alias Dora Maar. Sans tomber dans le panneau des biographies dites à l'américaine où rien n'est épargné au lecteur, ni les premières couches ni les derniers spasmes, Alicia Dujovne Ortiz s'insinue avec finesse dans l'intimité de cette femme étrange, passée dans l'histoire grâce à - ou à cause de, dirait plutôt Alicia Dujovne Ortiz - Picasso, dont elle fut, quelques années durant, la maîtresse et le modèle." (Michèle Gazier, Télérama, 19/11/2003)
Editeur Grasset - Illustrations couleur - ISBN 2246607914
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